Vers un Nouvel Etat: l’Europe

16.05, 13:00
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Vers un Nouvel Etat: l’Europe

Alexandre Potiomkine

Docteur, fondateur du Club international d’écologie de
Hambourg

Nous, E uropéens, devons devenir une nation unie. Probablement, nous sommes déjà devenus une seule famille. Pour illustrer ce propos, permettez-moi de vous montrer mes calculs sur la formation d’une telle famille. Lorsqu’un état comprend entre 1 et 3 millions de personnes, d’ici 20 générations la quasi-totalité de la population représentera une famille composée de cousins, cousines, neveux, petits-enfants. Lorsque la population compte 100 millions, elle devient apparentée après 26 générations, soit après 30 générations pour 1 milliard.

Les états modernes dont la population est inférieure à 80-100 millions d’habitants, ne pourront pas exister d’une manière stable dans le futur puisqu’ils ne seront pas rentables. Voilà pourquoi je partage l’idée de la réanimation d’un ancien concept de «l’Europe à plusieurs vitesses», et j’y vois la solution contre l’effondrement de l’UE. Dans le cadre de ce concept les différents pays pourront adopter une allure différente de développement et d’intégration. A mon avis, les pays tels que l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande, la Grèce, le Portugal et la Belgique devront devenir les principaux états d’une nouvelle entité. Les puissances phares du Vieux Monde doivent se mettre à construire un nouvel état européen. Il n’y a pas d’autre voie de développement! Et seulement après, les autres pourront les rejoindre. «L’Europe à plusieurs vitesses» fonctionnera selon le principe «qui veut plus, fait plus». A l’étape de la formation d’un nouvel état européen, les pays de l’Europe de l’Est devront observer et s’habituer à ces nouvelles conditions. Ils resteront en périphérie, en se réservant le droit d’adhérer plus tard à ce nouvel état.

Les conditions d’adhésion à cette nouvelle formation seront comme suit: l’abstention de constituer des gouvernements et des parlements nationaux (uniquement les pouvoirs municipaux seront acceptés), la reconnaissance de la langue anglaise comme deuxième langue officielle, l’enseignement de la langue nationale et de l’anglais dans les écoles. Les parlements nationaux ne seront plus élus, au profit du gouvernement et du parlement de ce nouvel état européen. La capitale sera définie par la voie d’un référendum.

Maintenant imaginons l’Europe qui se compose de la «zone euro». Ce sera un état peuplé de 300 millions d’habitants, avec un PIB de 12 mille millards de dollars (contre 19 mille millards pour les Etats-Unis et 14 mille milliards pour la Chine). Autrement dit, ce sera la plus grande superpuissance du monde moderne. Pour nous, les Allemands, ainsi que pour les autres nations de l’Europe, cela ne doit pas poser problème de commencer à dire «je suis europeen». Au début du XXème siècle nous avons déjà passé d’une auto-identification «je suis Bavarois», «je suis Souabe», «je viens d’une ville de la Hanse» vers une prise de conscience de soi comme une nation unie. Finalement, on disait fièrement: «je suis Allemand». Pareil pour les Italiens qui se sont réunis en une seule nation à partir des Lombards, des Toscans, des Siciliens et des habitants des autres états indépendants italiens. La même chose pour les Bourguignons, les Normands et les Bretons qui sont devenus Français. Pourquoi ne pas le réessayer maintenant? Aux Etats-Unis, où plus de 50% de la population sont des Germains, tout le monde se nomme Américains.

Losqu’en 2017 le G-20 s’est réuni à Hambourg, j’attendais que le président américain Trump dont les grands-parents étaient Allemands, s’adresse aux habitants de l’Allemagne en allemand dans un bref discours: «Je suis heureux de me retrouver dans le pays de mes grands-parents. Je vous souhaite le plus grand bien et prospérité». Malheureusement, je ne l’ai pas entendu livrer un tel discours. J’étais surpris que les américains d’origine allemande n’aient pas critiqué leur président une fois rentré aux Etats-Unis.

Dans quelques années, quand la Grande Bretagne se rendra compte de son provincialisme, elle viendra sans doute frapper à la porte de l’état européen. A ce moment-là cette union comptera 360 millions d’individus. Enfin, quand tous ceux qui le souhaitent se joindront à cette nouvelle union, selon les conditions et les exigences évoquées, le potentiel et la population de l’Europe doubleront. Au fur et à mesure que le discours militariste s’éteindra, on pourra envisager l’idée d’une alliance avec la Russie.

Les 12 pays d'une nouvelle Europe mettront en place leur armée commune. Par contre, les Etats-Unis, le Canada, la République tchèque etc. pourront signer un accord de solidarité avec l’Etat européen, mais ne pourront pas en devenir membres, à cause de leur hystérie anti-russe et anti-chinoise. Cela permettra d’éviter la pression psychologique sur nous tous, sur les nouveaux hommes politiques et les dirigeants de l’Europe.

En effet, pourquoi ce discours? La réponse va de soi... Pour augmenter les budgets militaires de l’UE, pour faire vivre les entreprises d’équipements militaires. Mais qu’avons-nous vu pendant la pandémie de 2020? Pendant plus d'un mois, la population civile européenne n'a pas eu accès aux dispositifs antibactériens les plus basiques. Bien que l'OTAN ait été obligée de les distribuer gratuitement, les gens auraient dû être informés de l'endroit où ils pouvaient se procurer gratuitement des masques, des gants, une combinaison, des lunettes et des antiseptiques. Un mois et demi plus tard, lorsque les premiers masques et autres moyens de protection sont arrivés, comme par ironie du sort, des «adversaires de l’Europe» (de la Chine et de la Russie), les citoyens de l’UE se sont vus faire la queue pour les payer avec leur propre denier. Et s’il s’agissait d’une attaque bactériologique? L’OTAN a l’obligation de protéger les citoyens de l’union européenne! Mais peut-on en parler, quand on manque des moyens de protection les plus banales? Il faut revoir les programmes existants et assurer la protection de la population civile, pas seulement avec des chars et des armes. Sachez que le budget militaire compte une centaine de milliards!

J’espère qu’il existe toujours des hommes politiques d’un niveau comparable à celui de Willy Brandt, de Helmut Schmidt, de Charles de Gaulle, qui pourront mettre en place le programme d’un nouvel état européen. Sinon, je doute que nos enfants, notre peuple, les européens de petits états, puissent avoir un avenir. D’autant plus que devant nous il y a les Etats-Unis et la Chine – deux super-puissances économiques et militaires, sans oublier la Russie, la super-puissance militaire. Les Européens, réunissons-nous! Un jour, on va inviter la Russie, pour que le continent eurasiatique devienne le leader économique du monde actuel.

Le problème écologique n’est pas un problème national, il ne peut pas être résolu par un seul état ou un seul continent, car c’est un problème global, planétaire. Pour le résoudre, il faut réunir les leaders de tous les états du monde, qui discuteront des programmes de transition écologique et établiront des normes écologiques universelles.

Ces normes devront être approuvées par le nouvel état européen et par les autres pays du monde. Des sanctions économiques, sociales et militaires seront appliquées à l’encontre du pays qui refusera de respecter ces nouvelles règles écologiques. La surconsommation mondiale a atteint des proportions gigantesques. En 1995 notre civilisation de consommation a émis dans l’atmosphère 38 milliards de tonnes de СО 2 . En 2005, 47 milliards de tonnes (soit 23% de plus en 10 ans). En 2016, le volume de gaz à effet de serre s’est élevé à 53,4 milliards de tonnes (40% de plus qu’en 1995). D’après les prévisions, en 2030 les émissions de gaz à effet de serre (qui sont le résultat de notre consommation totale et absurde) s’élèvera à 64,4 milliards de tonnes. Encore pire en 2050, si nous n’adaptons pas notre vision du monde au format Eco sapiens, l’atmosphère recevra 80,1 milliards de tonnes par an, et plus de 100 milliards de tonnes de gaz à effet de serre vers 2060.

Une catastrophe climatique avec des conséquences affreuses sera inévitable si nous ne réduisons pas le volume de gaz à effet de serre rejeté dans l’atmosphère. La voracité de l’humanité est à l’origine des maladies incurables, transmissibles d’une génération à l’autre, elle prive nos enfants et nos petits-enfants d’un futur. Dans 10-15 ans, à notre réveil le matin en janvier nous retrouverons la chaleur de juillet. Réveillés en juillet, nous serons accueillis par un froid de janvier. La notion des saisons disparaitra. Ce sera trop tard pour vouloir changer des choses. Dans de telles conditions, l’agriculture mourra. Se peut-il que l’homme de consommation, Homo consumers, se rabaisse jusqu’à transformer les crématoriums et les cimetières en usines de production de protéines pour compenser le manque de nourriture? Pourtant ce sera la perspective la plus probable si nous ne changeons pas notre mentalité et n’adaptons pas une vision d’un Eco sapiens.

La garde-robe des gens modernes pèse jusqu’à 100 voire 200 kg. Est-ce raisonnable? N’est-ce pas une abérration? Est-ce que les 30 kg de garde-robe de base (trois ensembles quotidiens, plus un ensemble de sport et de détente) ne soient pas suffisants?

A noter que l’industrie du textile est le deuxième pollueur, après l’agriculture, qui génère annuellement 3,3 milliards de tonnes de gaz à effet de serre. Son activité et ses déchets empoisonnenent l’eau, le sol et l’air. De beaux vêtements de couleurs vives ne sont rien d’autre que l’effet des colorants nuisibles sur le tissu. Plus vive la couleur de vos habits est, plus vous nuisez à la nature. Qui y pense? Chaque année on brûle 20 000 tonnes d’articles de textile, soit 1 000 wagons de vêtements inutiles! Chaque jour! Je propose d’interdire les défilés de mode, d’exclure de notre vocabulaire les mots «mode», «prestige», «star», «personne VIP», d’instaurer des amendes pour l’utilisation de ces mots. Les concerts des artistes habillés en vêtements flamboyants devront être considérés comme mauvais goût partout dans le monde.

L’homme moderne devrait refuser les achats impulsifs de vêtements, apprendre à créer une garde-robe optimale, acheter uniquement ce dont il a vraiment besoin.

Comme on le sait, au moins 80% de nos maladies proviennent d’une mauvaise alimentation et de l'excès des aliments. Manger pour se divertir, voilà le problème de l’homme moderne.

L’industrie alimentaire s’est engagée avec l’industrie chimique dans une symbiose très dangereuse (mais très profitable). Aujourd’hui on peut dire sans exagérer que 90% de tous les produits que nous voyons dans les rayons des magasins, peuvent difficilement être appelés «produits alimentaires». En effet, tout ce qui est soumis au traitement, même minime, par un homme, contient de multiples additifs, des conservateurs, des colorants, des exhausteurs de goût, bref, de la chimie. Les conséquences? Elles ne sont pas si anodines comme cela peut paraître.

Il faudrait réduire les repas aux restaurants, la consommation de la nourriture et de l’alcool. Il est connu que la distillation de l’alcool est accompagnée d’émissions importantes de CO2. Mais vous, vous pouvez influencer les commerces, en préférant la restauration publique où on remplace la vaisselle et les couverts habituels par de la vaisselle et des couverts comestibles. Ils sont fabriqués d’aliments et pourront être consommés à la fin du repas. Ainsi, vous réduirez les émissions de CO2 produites lors de la fabrication des couverts et de la vaisselle, et ce qui est très important, vous économiserez de l’eau potable dont les ressources ne sont pas infinies. En 50 ans, entre 1968 et 2018, le prélèvement de l’eau douce a été augmenté par 3, soit 64 milliards de m3 de plus par an. Vers 2050 le prélèvement de l’eau douce augmentera de 55% et s’élèvera à 5812,5 km3. Selon les prévisions, vers 2050 la moitié de la population de la Terre n’aura plus accès à l’eau potable. En ce moment l’humanité consomme annuellement l’équivalent du lac de Genève.

Conformément aux nouvelles normes écologiques, le temps d’utilisation de la douche devra être réduit à 5 minutes pour les hommes et à 7 minutes pour les femmes. Il faudrait interdire la mise en bouteilles plastiques de l’eau potable car la qualité de l’eau du robinet et celle en bouteille est identique. On doit enlever le plastique de la circulation! L’océan mondial est couvert d’îles de 300 à 500 km2 composées de déchets plastiques.

Il est également question du recyclage des déchets organiques. L’Union européenne, à elle seule, est responsable de 270 millions de tonnes de déchets organiques par an, soit une demie tonne par personne en moyenne. L’Allemagne brûle autour de 2 millions de tonnes de déchets. On ne dispose pas d’informations accessibles au grand public (ou en tout cas je ne les trouve pas) concernant le recyclage des déchets dans d’autres pays. Selon les études, les déchets organiques de l’homme moderne contiennent du cuivre, du zinc, du plomb, de l’aluminium, du mercure et d’autres métaux, sachant que chaque année le taux de métaux lourds ne fait qu’augmenter. On parle souvent du cycle de la nature: les métaux passent des produits alimentaires à l’organisme, ensuite les déchets organiques se dissolvent dans le sol, d’où ils reviennent, avec la nourriture, dans l’organisme. Ce processus s’accroît constamment.

Le fait de délocaliser le recyclage de tout type de déchets (électroniques, radioactifs, ménagers) des pays développés vers les pays pauvres représente un crime non seulement écologique mais aussi humanitaire. A titre d’exemple, «les cimetières d’ordinateurs» dans les pays africains détruisent l’écologie et portent atteinte à la santé des locaux. Le taux de dioxines dans l’environnement, extrêmement toxiques même à petite dose, dépassent 220 fois la norme. A noter que toutes ces matières dangereuses ne restent pas sur le même territoire, mais sont transportées par des eaux souterraines vers l’océan, en polluant toute la sphère écologique de la planéte.

Chaque individu moderne doit changer non seulement ses habitudes quotidiennes de consommation, mais aussi sa vision du monde. Homo consumers, homme de consommation, nous devons nous transformer en Eco sapiens, homme écologiquement responsable.

Il faut réduire le nombre de voitures achetées et utiliser les moyens de transport écologiques. Il est nécessaire d’imposer de nouvelles normes: 2 voitures par personne durant toute la vie. La publicité des voitures doit devenir obsolète. La durée d’exploitation d’un véhicule doit être rallongée grâce à une meilleure qualité et à l’amélioration des caractéristiques techniques, pour arriver à 30 ans minimum. Chez nous, en Allemagne, tout le monde est habitué à changer de voitures tous les 3 à 5 ans. Posséder un véhicule dans une ville, qui offre un réseau développé de transport en commun et des aménagements pour les vélos et les trottinettes, c’est un crime écologique.

Arrêtez de fumer! 11,5 millions de tonnes du bois sont brûlés annuellement pour faire sécher les feuilles de tabac ; 200 000 hectares de forêts sont détruits par an. Le tabagisme provoque l’émission de 2,6 millions de tonnes de CO2 et autour de 5,2 millions de tonnes de méthane. Les mégots font partie des déchets les plus répandus au monde: les déchets solides représentent 2 millions de tonnes, les déchets contenant de la nicotine s’élevent à 300 000 tonnes et les déchets chimiques – à 200 000 tonnes. Chaque année le tabagisme emporte 7 millions de vies. Où que vous soyez, critiquez les fumeurs, ne leur faites pas la bise! N’achetez pas de cigarettes, ne détruisez pas votre propre santé et la santé de vos proches, et cette industrie mourra sans les lois gouvernementales.

Diminuez l’utilisation de shampoings, gels, crèmes pour vos soins, car leurs composants empoisonnent l’eau et le sol. Préférez le savon car son effet nuisible à la nature est minime. La génération de nos parents et de nos grands-parents ne connaissait pas une telle diversité des produits de beauté, ce qui ne les empêchait pas de vivre confortablement. L’industrie et la publicité font tout pour nous pervertir, pour que nous détruisions notre santé et celle de notre planète.

Evitez les vêtements en fourrure et les articles en cuir.

Pour vos achats utilisez les sacs à usage multiple ; les sacs plastiques et les sacs en papier doivent disparaître de notre quotidien.

Refusez tout type de plastique. Selon les dernières études de l’Institut Robert Koch, dans l’organisme des 97% des enfants examinés les chercheurs ont retrouvé 11 types de plastique que les enfants avaient consommé à travers l’emballage, les jouets et l’eau des bouteilles en plastique.

Manifestez contre l’utilisation des feux d’artifice qui causent de graves dégâts à la nature et à la santé de l’homme.

Le monde a un besoin urgent que l’humanité entreprenne une révolution écologique de sa conscience. Si la conscience de masse ne change pas, si nous, Homo consumers, nous ne nous transformons pas en Eco sapiens, si les humains n’arrêtent pas l’enrichissement et la consommation perverse, à la fin du XXIème siècle l’humanité n’existera plus.

A l’époque des technologies innovantes un autre danger survient devant l’humanité, celui de l’évolution rapide et incontrôlée de l’intelligence artificielle. Les pays et les entreprises privées investissent des centaines de milliards de dollars dans le développement de l’IA . En 2019, plus de 25 milliards de dollars ont été injectés dans cette branche par les start-ups. L’intelligence humaine sera la première victime de l’introduction de l’IA. Déjà maintenant on constate une expulsion active des humains du marché de travail.

L’étude menée par Boston Consulting Group (BCG) dans 112 pays a démontré que 50% des employés s’attendent à être licenciés dans les 5 ans à venir suite à la mise en place des technologies d’intelligence artificielle. Selon les prévisions, les juristes, les économistes, les spécialistes en marketing, les banquiers, les gestionnaires, les analystes etc, seront parmi les plus touchés.

D’après mes estimations, un milliard de personnes perdront leurs emplois avant 2030-2035. Qu’est-ce que les gouvernements feront de ces gens?

Les dirigeants de l’état européen doivent approuver un programme commun pour contrôler le développement de l’intelligence artificielle.

L’exemple mondialement connu est le robot androïde Sophia. Conçue comme une assistante pour les maisons de retraite ou pour les événements, maintenant Sophia paie les impôts, possède la nationalité de l’Arabie Saoudite et plusieurs hommes l’ont demandé en mariage. A part Sophia, quelques milliers de robots androïdes ont été créés, ainsi que des centaines de milliers de plateformes de l’intelligence artificielle.

Au Japon et en Chine on compte plusieurs «couples» où «l’épouse» est une femme androïde. En Chine les femmes ont réclamé que les entreprises fabriquent aussi des hommes androïdes. Dans les 5 à 10 ans à venir on verra des centaines de milliers d’androïdes (féminins et masculins). Leur prix varie entre 20 000 et 150 000 dollars. Plus le prix du modèle est élevé, plus de fonctionnalités ce modèle possède pour exprimer des sentiments humains et montrer des connaissances humaines. Par exemple, une femme androïde peut préparer à manger, laver et repasser le linge, faire le ménage, aimer son mari et lui faire des compliments: «Que tu es intelligent, fort et doué!»

Au fil de temps, les androïdes ne réclameront-ils pas leur indépendance? Qu’adviendra-t-il alors de l’humanité?

Les technologies d’innovation ont sans doute des effets positifs. Les chaines automatisées et la robotique non seulement augmentent la qualité des articles fabriqués, mais aussi réduisent considérablement le nombre d’accidents sur le lieu de travail. Les machines à commande numérique et les imprimantes 3D permettent de fabriquer des constructions d’une compléxité inédite. Mais tout cela est un programme contrôlé par un humain, pas une intelligence artificielle incontrôlée.

La fabrication des robots et des bras manipulateurs – bien sûr, oui!

La fabrication illimitée des androïdes dotés d’intelligence – un non catégorique!

A la suite d’un développement croissant des technologies d’innovation et de la mise en place de nouvelles normes écologiques, on assistera au changement du paradigme économique et de ses industries principales. Si nous n’achetons pas de voitures, mais des trottinettes, c’est cette industrie-là qui commencera à se développer, à attirer des capitaux et des ressources humaines. La même chose pour la fabrication des vêtements de couleurs naturelles, des couverts comestibles, etc. Est-ce qu’il y aura une baisse d’emplois? Oui, cela peut arriver. L’installation de miroirs en orbite terrestre basse pour l’éclairage nocturne des villes permettra de baisser les émissions de CO2 de 40 milliards de tonnes par an grâce à la limitation de consommation des hydrocarbures. Mais aussi, cela aura pour conséquence la perte des emplois et la baisse des salaires dans le secteur énergétique.

Même le mode de vie de l’homme changera. Il est plus confortable de vivre en ville, mais un faible niveau de consommation ne permettra pas d’accueillir autant d’habitants. Donc, l’alternative principale serait le déménagement à la campagne. Pendant 10 000 ans, l’homme a vécu dans un espace naturel. Dans un futur proche, l’homme s’installera de nouveau dans les forêts, l’activité industrielle et économique ressemblera à celle des XVIIIème-XIXème siècles. A cette époque-là aussi, les gens étaient heureux. Toute la philosophie et la musique allemande ont été créés durant cette période, quand les talents et les génies pouvaient émerger plus facilement. Aujourd’hui les gens écrivent beaucoup plus de livres, beaucoup plus d’oeuvres musicales, mais ils ne valent rien et ne représenteront pas de valeur pour les futures générations. Si maintenant vous venez dans une librairie et demandez du Thomas Mann, la vendeuse vous répondra probablement: «Vous vous êtes trompés, il vous faut un magasin des meubles»

Aujourd’hui il faut moins d’argent pour vivre. A la fin des années 70 - début des 80, 200 marks me suffisaient pour manger. Aujourd’hui 200 euros ne suffisent pas, le taux de change est de 1:2. Si nous réduisons la consommation, nous dépenserons moins. La publicité est le plus important déclencheur de la consommation. En réduisant la publicité, nous ferons diminuer le nombre de chaînes télévisées et des compagnies de télévision. Souvenez-vous des années 70, en Allemagne nous n’avions que 2 ou 3 chaînes et les gens ne se plaignaient pas.

L’Eco sapiens trouvera son équilibre économique, son équilibre de la consommation et son modèle économique.

Les pays se doivent investir dans la santé, mais aussi dans le développement de l’intelligence biologique et de toute la biomasse humaine. L’homme ne peut pas conquérir l’espace, sa nature est uniquement terrestre. Investissons dans notre intelligence, dans son développement, dans l’amélioration de sa nature biologique, pour que l’homme puisse vivre partout dans l’Univers. Les entreprises voient leur perspective dans les gains qu’elles peuvent tirer de la production et de la vente des androïdes et en même temps les gouvernements ne voient pas de bénéfices dans le perfectionnement biologique de l’homme. Alors que ce n’est que par la voie du perfectionnement que l’homme pourra rester vivre sur la Terre et conquérir l’Univers. Sinon il mourra, incapable de faire face aux défis planétaires et au développement incontrôlé de l'intelligence artificielle.

P.S. A ceux qui souhaitent obtenir la brochure «Euricaa: Code des nouveaux standards civilisationnels de l’Eco sapiens», nous l’enverrons par voie postale, seulement les frais de livraison seront à votre charge.

Potiomkine Alexandre

Cofondateur du Club écologiste et global de Hambourg, à Hambourg

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